J’assiste Matthias Von Imhoff dans l’animation d’un stage entre hommes le samedi 26 février 2022 de 10h à 18h à Oron.

Entre rythme et nature, cette journée propose un cadre simple et protégé pour, tout d’abord, respirer un bon coup ! Et pour reconnaitre, derrière tous ces rôles transmis depuis des générations, les peurs qui y sont liées, les attentes, la pression sociale, le poids de l’histoire. Puis de s’en libérer au moins pour un instant, retrouver le plaisir direct et dégagé en nous, le rire contagieux entre frères…

Flyer en PDF

Vers le site de Matthias

Pratiqué depuis la nuit des temps par les hommes et les animaux, le jeûne nourrit l’âme pendant qu’il vide le corps. Une réponse à notre boulimie existentielle ?

Le jeûne est un processus naturel. On fait le vide du corps comme on fait le vide de l’esprit. Mettre notre système digestif au repos est un vrai cadeau pour notre santé et renforce notre système immunitaire. Les animaux malades ou blessés se reposent et jeûnent de manière instinctive. Toute l’énergie utilisée habituellement pour la digestion est ainsi disponible pour la guérison. Il ne s’agit pas de se priver de nourriture, le jeûne consiste plutôt à se libérer du réflexe de manger en mettant de la conscience sur nos ressentis. Il participe de cette manière à notre hygiène et notre croissance personnelle. Ce n’est pas un régime pour maigrir bien qu’il contribue à avoir le poids adapté à notre constitution. Idéalement, on ne devrait manger que lorsqu’on a évacué le repas précédent. Le corps profite de cette pause pour se détoxifier et utilise des tissus en mauvaise santé pour produire de l’énergie. Le jeûne stimule donc le recyclage de nos cellules.

Il est possible de faire des jeûnes de courte durée comme le jeûne intermittent de 16 heures, en supprimant simplement le petit-déjeuner (ou le repas du soir). C’est surtout après trois jours que certains processus métaboliques se mettent en route. Les jeûnes longs de plus d’une semaine nécessitent une alimentation appropriée avant et surtout, pour la reprise, après l’absence prolongée de nourriture. Par nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, notre corps est programmé génétiquement pour jeûner, il n’est pas prévu pour traiter un apport continu de nourriture comme nous le faisons. La plupart des religions et des philosophies préconisent le jeûne ou la diète. Mené conjointement à une pratique méditative ou spirituelle, il accentue la clarté d’esprit et la conscience de l’instant présent. En le pratiquant régulièrement sur un rythme naturel (saisons, lune), le jeûne est un rituel qui célèbre les différents moments de l’année et entretient notre vitalité. Avec une activité comme la randonnée, la nature accompagne sereinement quelques jours de jeûne…

Un sevrage est nécessaire pour nous libérer de la dépendance

La recherche de confort réduit paradoxalement notre qualité de vie dans une course effrénée vers un paradis artificiel. La facilité qu’apporte la numérisation est remarquable et très appréciable, les applications gratuites les plus populaires le confirment et génèrent des profits extraordinaires. En utilisant ces prestations, nous cautionnons un modèle de dépendance qui exploite les données personnelles à des fins commerciales. Une censure arbitraire de l’information mène peu à peu au formatage de notre opinion. Nous pouvons agir de manière responsables en réduisant notre empreinte numérique.

Nous sommes toutes et tous conscient·es de la nécessité de réduire notre empreinte écologique pour assurer un équilibre durable des cycles naturels en réduisant la consommation des ressources et la production de déchets. Le développement croissant de la consommation pour notre confort et notre «sécurité» engendre un déséquilibre vers un point de rupture (climat, pollution, appauvrissement des ressources, disparition des milieux naturels, extinction d’espèces végétales et animales, atteinte à la santé, augmentation du stress,…). Notre course effrénée vers un niveau de confort démesuré réduit de fait notre qualité de vie. La promesse faite au nom du progrès d’un eldorado social dirigé par la technologie et le commerce est en réalité un paradis artificiel qui mène à une dépendance qui s’apparente aux drogues synthétiques. Un sevrage est alors nécessaire pour retrouver l’équilibre et la liberté…

La facilité qu’offre la numérisation de l’ensemble des prestations de services, qu’elles soient commerciales ou de l’Etat, est remarquable et très appréciable. Les solutions dont nous disposons à travers le web et la communication mobile ont largement amélioré notre confort d’utilisation. Jusqu’à un certain point… de rupture ? La mise à disposition, et l’utilisation en masse, de services apparemment gratuits (réseaux sociaux, messageries instantanées, paiements électroniques, commandes de produits discounts en ligne, visioconférences et partages de clouds, réservations et évaluations de prestations diverses, apps en tout genre,…) en est le cheval de Troie. La croissance exponentielle du chiffre d’affaires et de la puissance des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) est extraordinaire. Et ceci est réalisé principalement grâce à ces formidables solutions gratuites qui consomment une considérable quantité d’énergie.

Comme nous ne les payons pas nous ne sommes donc pas les clients. Les revenus proviennent des vrais clients, ceux qui achètent les informations des utilisateurs. L’étendue des prestations offertes à large échelle permet de recouper toutes ces données personnelles et comportementales. Les informations recueillies auprès des utilisateurs sont ainsi la marchandise qui génère des profits plus élevés que le PNB de certains pays. Les enjeux sont énormes et ils ne s’en cachent pas. Les conditions générales que nous acceptons, ou pas, stipulent clairement que les données personnelles sont exploitées et partagées avec leurs partenaires. La puissance médiatique dont dispose ces entreprises commerciales est énorme et elles ne se gênent pas, ouvertement, de censurer les informations publiées par les utilisateurs. Ceci découle d’un contrôle des contenus échangés et oriente de manière arbitraire l’information diffusée. Chaque message envoyé ou page consultée nécessite en outre des serveurs et de l’électricité, le papier quant à lui «était» recyclable.

La permaculture nous enseigne que la diversité est source d’équilibre et de résilience. Là où l’agriculture conventionnelle (et non pas traditionnelle) réalise une productivité record à force d’engrais et de pesticides synthétiques sur d’immenses surfaces de monoculture fragiles et épuisées de leurs ressources naturelles, la permaculture, comme l’agroécologie, propose une production raisonnée d’aliments de qualité tout en enrichissant le sol et en préservant la diversité naturelle. Dans un souci d’équilibre, cette approche assure une production saine, adaptée et perenne. Sans la dépendance aux produits artificiels, les agriculteurs restent libres des stratégies commerciales qui cherchent à maximiser leurs profits en développant une clientèle captive. La nature le confirme depuis des milliards d’année ; diversité, coopération, consommation raisonnée et production circulaire assurent l’équilibre et l’efficacité.

Osons la permaculture numérique ! Il ne s’agit pas de s’isoler dans une caverne mais de nous connecter de manière raisonnée et consciente en évitant au maximum les grandes monocultures de la communication. Quand cela est nécessaire ou vraiment utile, nous privilégions la diversité des prestataires en soutenant ceux qui respectent une éthique sociale et écologique. Comme nous bannissons les produits ou les entreprises qui exploitent leur personnel, entretiennent des conflits armés, diffusent des produits toxiques ou de la publicité mensongère, nous avons la responsabilité de ne pas cautionner celles qui rendent les gens dépendants de leurs services et exploitent les données personnelles à des fins commerciales, de contrôle de l’information et finalement de l’opinion publique. La sécurité absolue n’existe pas, tout comme notre empreinte écologique ne peut pas être nulle, mais nous pouvons agir, par nos choix responsables, en la réduisant au maximum.

Alors réduisons dès maintenant notre empreinte numérique…

Formation Deep Drumming – Animation par le rythme

Session d’ouverture le 24 août 2020, il ne reste plus que quelques places…

Matthias Von Imhoff, enseignant professionnel de musique depuis plus de 25 ans, propose une nouvelle formation sur tambours et rythme comme outils de conscience corporelle et de gestion de groupe, de septembre 2020 à juillet 2022 à Oron. Elle s’adresse aux enseignants, formateurs, éducateurs, thérapeutes, musiciens ou simplement pour votre propre développement et bien-être personnel.

Le rythme est une médecine puissante qui existe depuis la nuit des temps. Il a une fonction bien plus large et ancienne à proposer que la simple maitrise technique : il nourrit le plaisir d’être, de bouger et de sentir notre corps, il réunit en groupe, canalise des énergies, fluidifie et dissout les blocages, ancre la confiance par la coordination physique et soude la solidarité. Par la forme du jeu en cercle, il nous ramène vers les liens et les valeurs essentielles que sont la confiance, le sentiment d’appartenance, le mélange des âges, le soutien du groupe pour le développement individuel. Cette formation complétera et élargira à merveille toute profession éducative, sociale, socio- culturelle, thérapeutique ou musicale.

Télécharger le programme de la formation

Aller sur le site internet